5 novembre 2018

Brexit Romance - Clémentine Beauvais


 Chère Justine, cher Pierre, Chère Marguerite,

Je ne sais pas si vous le savez mais par une belle journée d'Aout 2017, je suis tombée amoureuse. De la plume de Clémentine Beauvais. Une claque, au tapis, Songe à la Douceur est devenu un de mes livres préférés. Je l'ai relu cette année (presque un an jour pour jour après ma première lecture, et sans même le faire exprès, c'est marrant ces coïncidences qui n'en sont peut être pas), et je crois que je l'ai encore plus aimé (je vous la fait courte vu que j'ai pondu toute une chronique à ce sujet).
Et forcément, quand est sorti Brexit Romance, il me le fallait absolument.
Je l'ai acheté à Lille avec ma petite Cha (ouais du coup il a l'accent du nord et il mange que des frites (allez hop, bim, du cliché)), il a voyagé sagement avec moi jusqu'à Lyon et je l'ai dévoré en même pas 24h.

Quand tu commences un nouveau roman de Clémentine Beauvais.

De quoi que ça cause ?
Brexit Romance c'est l'histoire de Justine et Matt, frangins (et jumeaux) britanniques qui décident après le vote en faveur du Brexit de créer une "vraie fausse" start up afin d'arranger des mariages entre européens et britanniques, histoire pour les couples d'obtenir le passeport de l'autre. Et par un léger hasard de sièges dans l'Eurostar, ils font la connaissance de Marguerite, jeune chanteuse d'opéra et de Pierre son prof. A partir de là, c'est un plongeon pour les deux français dans la vie britannique, ses us et coutumes officiels et officieux. Et c'est aussi le début d'un sacré paquet d'aventures.

Ouiii des aventuuuuures !

Brexit Romance, ça parle de politique. Like, a lot.
Ouais, okay, t'es un peu con Plouf, t'aurais pu te douter qu'un bouquin qui comprenait dans son titre "Brexit" allait parler de politique. Alors déjà lecteur imaginaire aléatoire de mon blog, tu vas arrêter direct de me tutoyer, on n'a pas élevé les moutons ensemble, merci bien (je le trouve de plus en plus pénible celui-là d'ailleurs, va falloir que j'envisage de la punition). Et sinon, certes, j'aurais pu m'en douter. Mais même en m'en doutant, il faut quand même noter que la politique est omniprésente. Dès le premier chapitre on parle d'un des personnages principaux et de ses convictions politiques. Alors oké direct, on est prévenu. Sauf que bon, bah si tu connais pas tout ce qu'il se passe dans la politique française et même un peu anglaise, tu risques de passer à côté de trucs. Et c'est un peu dommage. Parce qu'on se retrouve avec tellement de références à plein de courants politiques et tout, que tu peux rapidement être un peu paumé voire gavé si c'est pas trop ton truc. D'ailleurs, hors la politique "politicienne", on aborde plein d'autres sujets politiques (au sens large) : la politique culturelle (quand plusieurs fois on s'interroge sur l'élitisme de la musique d'opéra par exemple), la politique sociale (oké là on rejoint plus la politique politicienne (ou pépé pour aller plus vite) avec tout ce qui tourne autour de la lutte des classes, dont on parle énoormééément dans le bouquin), parfois le roman aborde aussi la politique écologique. Il y a également plus d'un chapitre de roman qui va aborder la question du féministe, de la notion de genre, de la notion d'appartenance culturelle et religieuse.
Après, ce n'est pas un reproche, j'ai trouvé ça assez passionnant parce que ce sont des thèmes qui m'intéressent, parce que j'ai déjà eu la chance de pouvoir les étudier. Mais au final je trouve que ça aborde tellement de sujets qu'on finit par se perdre un peu.

Ne prenez pas cet air horrifié, c'est pas non plus d'une complexité redoutable hein.

Quand tu as pléthores de portraits et que tu sais plus où tu en es.
Marguerite, Pierre, Justine, Matthew, Cosmo, Cannelle, Niamh, Bertie, Rachel, les parents de Justine, Tommy, les parents de Cosmo, Imogen, les enfants d'Imogen, Gonzague. Voilà certains des personnages dont on parle pratiquement tout du long du roman. Alors j'avoue que je suis pas douée, j'ai une mémoire de poisson rouge mort, mais quand même. Arrivée aux dernières pages du roman, j'étais là "putain mais c'est qui Katheriiiiiiine ?!". Et c'est un peu frustrant quand tu arrives à la fin et que tu te rends compte que t'as raté un truc.
Et de ce fait, la multiplication des personnages fait que tu t'attaches moins. Enfin, c'est ce que ça m'a fait, à moi. J'ai eu très peu d'empathie pour eux, ils m'en tous d'ailleurs plus gonflés que touchés, malheureusement. Les passages avec Marguerite et Cosmo étant les plus chiants pour moi, parce que clairement, c'est deux personnages qui avaient tendance à m'agacer.

Comme University-Ted.

Est ce que c'est ironique ?
Je crois que c'est ça qui m'a le plus gênée dans Brexit Romance. Les personnages ont des échanges, des débats parfois virulents sur plein de sujets différents. Et parfois, j'arrivais à me rendre compte que l'autrice forçait le trait de tel ou tel personnage. Enfin je crois. Et parfois, j'avais beau relire la phrase plusieurs fois, j'étais pas capable de dire si fallait que je prenne ce discours au second degré ou pas. Ce qui, j'avoue m'a légèrement frustrée (mais je crois qu'on notera que je suis de la personne qui se frustre rapidement).

Et j'en fais pas des caisses.

Un roman qui s'inscrit dans un instant T (ou "Tea time" (AAAAALLEEEEZ))
En fait je crois que c'est ça le "défaut" du livre. C'est qu'il s'inscrit dans un contexte politique, social, culturel et même numérique hyper précis. Alors on est d'accord, c'est pas forcément un défaut, c'est pour ça que j'ai mis des guillemets. Mais le truc, c'est que je trouve qu'il manque d'explications, de développements. Clairement je fais lire ce livre à ma maman, elle va m'appeler 50 fois pour me demander ce qu'est Snapchat, Messenger, comment on commande un Uber ou c'est quoi cette histoire de "j'aime" et "j'adore" sur Facebook. De même que bon, là tout de suite on situe très bien les principaux acteurs de la politique du Brexit mais dans quelques années ?

Woow on est pas obligé d'être aussi dramatique Barney-chou.

Et sinon, Brexit Romance ça parle aussi de romance (bravo champion)
Et là, j'en appelle à mon manque de gout pour le sujet. Je suis vraiment pas portée sur la romance, il y en a peu que j'aime vraiment énormément (en gros : les romans d'Austen (mais c'est mon côté gros kiff de l'époque Victorienne qui joue je pense), Eléanor & Park et Songe à la Douceur). Mais je me suis dit, Plouf, tu as tellement kiffé Songe à la Douceur, une autre romance de la même autrice, ça va passer crème. Oups.
Je trouve qu'on retrouve le même écueil que dans les autres romances que j'ai pu lire (je dis pas que c'est toujours le cas, hein, je parle en général) : le "futur-couple" refuse de communiquer. Et ça m'ééééneeeerve. PUTAIN MAIS PARLEZ VOUS BORDELAKU. Du coup, malheureusement, je n'ai pas été convaincue par l'histoire d'amour (mais ça rejoint aussi ce que je disais sur les persos, le fait que je ne me sois pas plus que ça attachée à eux n'a pas dû aider).

Pardooon je suis désolée d'être aussi pointilleuse.

Mais en fait, t'as rien aimé espèce de sale râleuse de mes deux ?
Wowowo mais il devient agressif ce lecteur aléatoire imaginaire ! Tu vas descendre direct d'un étage dans toi-même.
En plus, vois-tu, il y a des trucs que j'ai aimé. Parce que je râle, je râle depuis tout à l'heure, mais en vrai je lui ai donné 14/20 sur Livraddict (je précise que pour moi c'est pas du tout une mauvaise note, une mauvaise note étant... Bah en dessous de 10). Déjà parce que oké, j'ai parlé au début de toutes les références politiques, culturelles et autres, mais personnellement, comme je l'ai dit, ce sont des thèmes qui m'intéressent, donc ça ne m'a pas posé de problème de les retrouver.
J'ai aussi trouvé hyper trop cool cette plongée dans la culture britannique surtout teintée d'ironie bienveillante.
Et puis. L'écriture de Clémentine Beauvais. Putain. J'ai dit que j'en étais amoureuse, je déconnais pas. Elle trouve le moyen de me toucher même quand elle parle de Messenger (sérieux, c'est pas une prouesse ?). Je ne m'en lasse pas, et c'est bien pour ça que je sais que je continuerai à acheter tous ses livres.


Parce qu'au final ?
Ouais parce qu'au final, Songe à la Douceur c'est toujours mon livre préféré de 2017 (avec la trilogie du Gout du Bonheur et le Livre de Perle), et un de mes livres préférés pour toujours (avec la trilogie du Gout du Bonheur et le Livre de Perle). Alors d'accord, Brexit Romance m'a moins plu (en même temps, vu la hauteur de la barre, c'était presque évident), ce qui ne veut pas dire que je l'ai détesté. Ce qui ne veut pas dire que je ne le relierai pas. C'est juste qu'il y a des romans qui vous touchent plus que d'autres. Et puis c'est pas parce qu'on est raide dingue d'un bouquin que toute la biblio d'un auteur/d'une autrice va nous emballer (sauf quand on s'appelle Pierre Bottero ♥).
Du coup, lisez le, ne le lisez pas ? Bah je dirais, si vous êtes curieux, si vous avez pas peur de trouver la blinde de références à des sujets un peu pêchus, un peu moins légers, et que vous êtes pas trop casse couille comme moi sur les romances, ouep. Sinon, si vous voulez juste découvrir l'autrice, je vous conseille plus Les Petites Reines en fait. Et évidemment Songe à la Douceur (mais c'est quand même plus particulier, je comprends que tout le monde n'adhère pas).

Et chez les copinautes, Minime a plus aimé que moi (et en parle tellement bien !), et Lena a adoré ! Comme quoi, chacun son ressenti !

Quand tu te sens un peu seule avec ton avis meh +

Voilà, c'était Plouf en direct avec sa tasse de thé, à vous les studios !

Et hop je file ! A très vite ! ♥

14 commentaires :

  1. C'est marrant je me demandais justement hier (ou avant-hier, je suis perdue) si tu m'avais dit ce que t'en avais pensé (la réponse est non). Et ben figure-toi que moi il me tente bien, même si tu l'as détesté mouhaha (c'est cadeau pour le lecteur aléatoire qui ne lirait que les commentaires en se disant qu'il va comprendre l'article avec ça)
    Donc je le note dans un coin pour quand il sortira en poche (faut pas déconner). Parce que je veux relire du Clémentine Beauvais pas en vers.

    C'est tout pour moi merci bisous

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    1. Haaan tu pensais à moooi ♥ xD
      Mouhahaha, bah bravo, ne l'encourage pas s'il te plait é_è
      J'espère que tu l'aimeras plus quoi du coup ^^
      Des bisous !

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  2. Il y a de la bière aussi dans le Nord non ? (je peaufine le cliché ^^)
    En tout cas, je n'ai lu que Les petites reines de Clémentine Beauvais et j'avais adoré. Brexit Romance me tente pas mal mais Songe à la douceur est celui qui me fait le plus envie.

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    1. Huhu en effet, je crois qu'il y en ^^
      Ouuiii ce liiiiiivre ♥

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  3. Ah bah du coup, celui-ci me tentait pas de ouf et ton avis confirme. Je suivrai ton conseil et je commencerai par les petites reines je pense :)

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    1. Haa dééso x)
      Mais les Petites Reines est vraiment très chouette alors un peu moins déso ^^

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  4. Faudra que je tente Songe à la Douceur !

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  5. Ben tu vois, autant j'aime lire des trucs un peu politique autant là, j'ai peur de m'embrouiller. Trop de thématiques, trop de personnages et de la romance, malheureusement, je pense que ça fait un mauvais combo pour moi... Même si j'adore la plume de Clémentine Beauvais...

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    1. Je comprends... Après je t'invite à aller lire la chronique de Mimine qui donne un éclairage complétement différent du mien et qui te fera peut être moins "peur" ^^

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  6. Il me tentait pas mal mais vu ce que tu en dis, notamment concernant la politique, bah je suis moins emballée. Pourtant, le féminisme et la notion de genre sont des sujets qui m'intéressent, mais si c'est pour me retrouver noyée par de la politique, ça m'intéresse moins (la politique, ce n'est pas ma tasse de thé ^^'). Mais bon, je garde quand même le titre en tête. On ne sait jamais, je pourrais me découvrir une passion pour la politique. 😆
    Par contre, j'ai bien envie de lire Songe à la douceur ! J'ai découvert la plume de Clémentine Beauvais avec Les petites reines et j'avais bien aimée. :)

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    1. Huuu je comprends, même si je suis toute désolée en même temps ^^
      Hii disons, que ses autres romans m'ont plus plu quoi x)
      Haa Songe à la Douceeur ♥♥♥

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  7. Ce qui est top c'est que, même quand tu n'es pas complètement transportée par un bouquin, tu rends quand même curieuse d'en savoir plus. Bon, moi, c'est déjà fait. Lu, dévoré et adoré. Même si le grand nombre de personnages et de sujets abordés fait que je compte bien le relire pour saisir encore mieux les messages de l'autrice.

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    1. Haa je suis contente alors, c'était ce que je tentais de faire passer ! =)
      Ravie que tu aies aimé ♥

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Merci pour votre passage et vos petits mots ♥